Danse

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Shefler’s Springtime Revue, Montréal, 1934. Sullivan est la deuxième depuis la gauche. Photo: Ashton and Doucet
Archives de Dance Collection Danse, Toronto.
Grande pionnière de la danse moderne québécoise, Françoise Sullivan est reconnue comme chorégraphe-interprète, peintre, sculptrice et artiste conceptuelle. Associée, dès 1944, au groupe des automatistes rassemblé autour de Paul-Émile Borduas. Elle est l’une des signataires de Refus Global, publié en 1948, auquel est joint La danse et l’espoir, texte d’une de ses conférences. Cette même année, elle monte avec Jeanne Renaud un spectacle-concert considéré aujourd'hui comme l'événement fondateur de la danse moderne au Québec. Elle a étudié la danse classique au studio Shefler, mais surtout avec Gérald Crevier de 1934 à 1945 et participé aux récitals annuels Dansart qu’il organise, puis aux Ballets-Québec en 1949. En 1946, elle approfondit sa formation à New York principalement auprès de Franziska Boas, danseuse et percussionniste disciple de Mary Wigman et de Rudolf von Laban. Elle suit quelques cours de La Meri et de Pearl Primus ouverts aux rythmes de l’Inde et de l’Afrique et fait un stage en chorégraphie avec Martha Graham et Louis Horst.
Françoise Sullivan : Je parle (la représentation)

Françoise Sullivan : Je parle (la représentation)

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​D’abord tournée vers la mythologie grecque à la suite d’un long séjour sur l’île de Crête, la peinture de Sullivan se simplifiera dans les années 1990 pour devenir très souvent monochrome. C’est cette approche qui fera d’elle la vedette de la scène artistique visuelle canadienne.
 
Active depuis plus de 70 ans, elle travaille encore à l’atelier tous les jours. Ce qu’écrivait l’historienne de l’art Louise Déry, son amie, en 2017, est toujours vrai : « Elle persiste avec autant d’élan, dans l’espace tout blanc de son vaste atelier, là où l’on ressent l’ébullition merveilleuse de quelqu’un qui ne cesse de se penser à travers les aléas de l’intuition, de la réflexion et de l’expérimentation. »
(Louise Déry, Trajectoires, 2017).
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Françoise Sullivan au studio de danse de Franziska Boas, New York, 1947
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L'artiste et MarK Lanctôt commissaire de l'exposition Françoise Sullivan, au Musée d'art contemporain de Montréal, 2018
Photo : Josée Lecompte
Enseignante au Département des Beaux-Arts de l’Université Concordia de Montréal pendant plus de 30 ans, Françoise Sullivan a remporté le prix Paul-Émile-Borduas en 1987 et le prix de la Fondation Gershon Iskowitz en 2008. Ses œuvres ont fait l’objet d’innombrables expositions individuelles et collectives, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal, en 1981 et en 2018, au Musée national des beaux-arts du Québec, en 1993, et au Musée des beaux-arts de Montréal, en 2003.
 
La Galerie Simon Blais la représente depuis l’année 2005. 
Biographie complète — Institut de l'art canadien

 

 

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